Interview

Interview Exclusive de Kamel EL AMRI

Interview Exclusive de Kamel EL AMRI

Propos recueillis par Nadia Toladeur  lestyledemaplume.com

1. Kamel El AMRI, pouvez-vous présentez s’il vous plait ?

 Je suis d’origine Tunisienne. J’ai effectué tout mon parcours universitaire en France.

Diplômé dans la réalisation de cinéma, j’ai collaboré et joué dans des films. Diplômé en doctorat d’état en littérature Française mais aussi en cinématographie DERC. Puis pour certaines raisons, j’ai décidé de me consacrer uniquement à la calligraphie et à la peinture et depuis maintenant 18 ans.

À mes débuts, je n’avais nullement l’intention d’exposer mes œuvres mais du fait d’une vraie demande existante, j’ai changé d’opinion. Depuis 10 ans, je constate une reconnaissance Nationale, Européenne qui m’est dédiée. Je dispose d’un atelier attitré sur Paris, à Montmartre. C’est pour moi un grand honneur car personne sauf le peintre Dali, n’avait bénéficié de cette disposition. Le déménagement devrait se réaliser après quelques réglages techniques.

J’ai des tableaux vendus un peu partout, à New York, Roumanie, Venise, Serbie, Afrique du Sud…

2. Vos 5 mots pour définir la calligraphie ?

 L’élégance

La finesse

La persévérance

La quête de la beauté

La relation avec Dieu

3. Quels sont les différents styles calligraphiques ?

Il existe en effet plusieurs. Le Diwani qui se distingue des autres styles par ses mouvements arrondis. Le Naskh, Al roq’a qui se caractérise par des lettres simples et de petites dimensions.

4. Comment trouvez-vous l’inspiration ?

Pour résumer, il faut développer le don reçu par Dieu pour accéder à la technicité. En un mot nourrir son art par la spiritualité.

5. Quels sont vos plus beaux projets réalisés jusqu’ici ?

La calligraphie des vitraux, sculpture du plafond de la mosquée de Sucy-en-Brie.

Des romans en cours dont l’un s’intitule « Les perles d’Inès » qui sera constitué de dictons, de sagesses sur le concept de la vie, du relationnel. Une exposition à venir au Grand Palais (Paris) Une à Monaco le 26 octobre 2016. D’autres invitations à venir à l’échelle internationale comme Londres, New york…

Ce qui me tient à cœur c’est de savoir mes œuvres dans les foyers.

6. On remarque un réel jeu de lumières et d’ombres qui crée une profondeur dans vos tableaux, est-ce un style particulier que vous cultivez ? Peut-on dire que c’est la touche du calligraphe-peintre Kamel El AMRI ?

Oui, tout à fait, c’est une remarque que l’on me fait souvent. Cependant, je dirais plutôt la touche du peintre-calligraphe et non l’inverse.

7. Les indispensables (matériels) pour tout calligraphe (en herbe ou non) ?

De l’encre à base de Sépia.

Un calame (roseau) bien taillé pour donner les plus belles formes aux lettres.

Un couteau droit, l’ustensile de taillage puisque la préparation du roseau fait partie intégrante du travail de création artistique du calligraphe. C’est moi-même qui cueille les roseaux, pour vous dire.

Encrier avec une petite épongette ou fil de soie au fond de celui-ci pour ne pas casser la pointe.

Une feuille lisse

8. Une personne qui souhaite faire de la calligraphie mais hésite car ne connaît pas l’arabe, pense avoir une mauvaise écriture, pas le temps… quel serait votre phrase magique ?

 Pas besoin de maitriser la langue arabe pour débuter mais avoir une aide, un soutien à proximité.

Il faut surtout s’entrainer en faisant des imitations de lettres, ensuite un enchainement de mots afin d’apprendre et maitriser le poids de mesure du calame.

9. Si vous vous rencontrez dans votre atelier que diriez-vous ?

Améliores-toi, perfectionnes-toi.

10. Avez-vous une dernière chose à rajouter ?

Oui, pour conclure je termine sur cette phrase  »Il n’y a pas un honneur aussi grand, si dénué d’éphémère que celui de porter le verbe divin ».

http://www.elamrikamel.com/

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1 Commentaire

  1. Belle découverte !

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